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" La beauté est une demi-faveur du ciel, l'intelligence est un don. " 18/06/2011

" La beauté est une demi-faveur du ciel, l'intelligence est un don. "

Diane
 
Née le 14 juillet 1989. Sous le signe du Cancer. A Monaco.
Brune, Lisse ou Bouclé selon l'humeur. Yeux Verts. Physique non exceptionnel.
Serveuse dans un restaurant. Rêve de devenir Modèle Photo.
Ordonée. Pragmatique. Pudique. Scrupuleuse mais trés Honnête. Curieuse.
Fort caractère. Modeste et Timide à la fois. Compliquée. Contradictoire.
S'attache facilement. Ne supporte pas la solitude.
N'aime pas perdre les gens qu'elle aime. Donnerait tout pour certains.
Fume trop. Boit trop. Dépense trop. Parle trop.
 
Les com's sont rendu
Les Kiffs sont rendu






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(j'accepte tout le monde)
" La beauté est une demi-faveur du ciel, l'intelligence est un don. "

" La beauté est une demi-faveur du ciel, l'intelligence est un don. "



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N E W S L E T T E R 20/12/2016



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Un village 21/01/2018

Un village

"Mauvaises herbes croit toujours même en hiver"
[Proverbe Français]


Des murs crépis, de pauvres toits,
Un pont, un chemin de halage,
Et le moulin qui fait sa croix
De haut en bas, sur le village.

Les appentis et les maisons
S'échouent, ainsi que choses mortes.
Le filet dort : et les poissons
Sèchent, pendus au seuil des portes.

Un chien sursaute en longs abois ;
Des cris passent, lourds et funèbres ;
Le menuisier coupe son bois,
Presque à tâtons, dans les ténèbres.

Tous les métiers à bruit discord
Se sont lassés l'un après l'autre
Derrière un mur, marmonne encor
Un dernier bruit de patenôtres.

Une pauvresse aux longues mains,
Du bout de son bâton tâtonne
De seuil en seuil, par les chemins ;
Le soir se fait et c'est l'automne.

Et puis viendra l'hiver osseux,
Le maigre hiver expiatoire,
Où les gens sont plus malchanceux
Que les âmes en purgatoire.

"Les rêves donnent du travail"
[Paulo Coelho]

"La patrie est aux lieux où l'âme est enchainée."
[Voltaire]

Un village

Tags : Emilie Verhaeren - Hiver - Lieux - Travail

A celle qui est voilée 26/11/2017




Tu me parles du fond d'un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l'écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l'algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l'ombre
Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l'habitant tranquille
De la foudre et de l'ouragan.

Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l'étoile,
La sombre chanson de la nuit.

Toi, n'es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c'est-à-dire problème,
Et femme, c'est-à-dire exil ?

Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !

Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l'ange pensif !

Sois l'aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;

Car la nuit engendre l'aurore ;
C'est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !

Dans ce ténébreux monde où j'erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !

Tu me dis de loin que tu m'aimes,
Et que, la nuit, à l'horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.

Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l'atome
Ressemblant à l'immensité,

Tu compares, sans me connaître,
L'onde à l'homme, l'ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l'astre étoilant l'infini !

Parfois, comme au fond d'une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l'Inconnu d'où tombe
Le pur baiser de l'Idéal.

A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l'arbre intérieur.

Mais tu ne veux pas qu'on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m'appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L'esprit lion, le coeur enfant ;

Viens voir le désert où j'habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l'ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.

Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes oeuvres sombres
Ton doigt d'où sort une lueur !

Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J'entrevois les choses divines... –
Complète l'apparition !

Viens voir le songeur qui s'enflamme
A mesure qu'il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !

Viens ! viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d'où l'esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.

Tout s'éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.

Avant d'être sur cette terre,
Je sens que jadis j'ai plané ;
J'étais l'archange solitaire,
Et mon malheur, c'est d'être né.

Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d'un oiseau.

Oui, mon malheur irréparable,
C'est de pendre aux deux éléments,
C'est d'avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !

Hélas ! hélas ! c'est d'être un homme ;
C'est de songer que j'étais beau,
D'ignorer comment je me nomme,
D'être un ciel et d'être un tombeau !

C'est d'être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C'est de porter la hotte humaine
Où j'avais vos ailes, mon Dieu !

C'est de traîner de la matière ;
C'est d'être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,
Même quand je m'écrie : Amour !



"La condition humaine nous fait partager seulement ce que nous avons de meilleur, parce que nous sommes toujours en quête d'amour et d'acceptation."
[Paulo Coelho]

Tags : Victor Hugo - Amour - Condition humaine

"Des mots rayonnants, des mots de lumière, avec un rythme et une musique, voilà ce qu’est la poésie.” [Théophile Gautier] 23/10/2017

Voeux simples 20/03/2017

Vivre du vert des prés et du bleu des collines,
Des arbres racineux qui grimpent aux ravines,
Des ruisseaux éblouis de l'argent des poissons ;
Vivre du cliquetis allègre des moissons,
Du clair halètement des sources remuées,
Des matins de printemps qui soufflent leurs buées,
Des octobres semeurs de feuilles et de fruits
Et de l'enchantement lunaire au long des nuits
Que disent les crapauds sonores dans les trèfles.
Vivre naïvement de sorbes et de nèfles,
Gratter de la spatule une écuelle en bois,
Avoir les doigts amers ayant gaulé des noix
Et voir, ronds et crémeux, sur l'émail des assiettes,
Des fromages caillés couverts de sarriettes.
Ne rien savoir du monde où l'amour est cruel,
Prodiguer des baisers sagement sensuels
Ayant le goût du miel et des roses ouvertes
Ou d'une aigre douceur comme les prunes vertes
À l'ami que bien seule on possède en secret.
Ensemble recueillir le nombre des forêts,
Caresser dans son or brumeux l'horizon courbe,
Courir dans l'infini sans entendre la tourbe
Bruire étrangement sous la vie et la mort,
Ignorer le désir qui ronge en vain son mors,
La stérile pudeur et le tourment des gloses ;
Se tenir embrassés sur le néant des choses
Sans souci d'être grands ni de se définir,
Ne prendre de soleil que ce qu'on peut tenir
Et toujours conservant le rythme et la mesure
Vers l'accomplissement marcher d'une âme sûre.
Voir sans l'interroger s'écouler son destin,
Accepter les chardons s'il en pousse en chemin,
Croire que le fatal a décidé la pente
Et faire simplement son devoir d'eau courante.
Ah ! vivre ainsi, donner seulement ce qu'on a,
Repousser le rayon que l'orgueil butina,
N'avoir que robe en lin et chapelet de feuilles,
Mais jouir en son plein de la figue qu'on cueille,
Avoir comme une nonne un sentiment d'oiseau,
Croire que tout est bon parce que tout est beau,
Semer l'hysope franche et n'aimer que sa joie
Parmi l'agneau de laine et la chèvre de soie.

“Penser et agir par nous-mêmes et pour nous-mêmes, en Nègres..., accéder à la modernité sans piétiner notre authenticité.”
[Léopold Sédar Senghor]


“La jouissance du bonheur amoindrira toujours le bonheur.”
[Honoré de Balzac]

Tags : Cécile Sauvage - Authenticité - Bonheur - Carpe Diem

Voyelles 08/02/2017


A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
— O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !




"La sonnette est branchée sur le robinet de la baignoire
et le téléphone sur le verrou des toilettes.”

Tags : Arthur Rimbaud - Objets - Sonnets

"Ou on tire les ficelles, ou on essaie de s'en débarrasser." [Paul Newman] 29/01/2017

Vous m'avez dit, tel soir... 23/01/2017


"Amour, tu me tueras."
[Jacques Dutronc]



Vous m'avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l'une d'entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s'aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m'enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre c½ur brûlait si tranquillement beau
Qu'en ce moment, j'aurais pu voir s'ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

Tags : Emilie Verhaeren - Amour - Mort

Vers écrits sur un souvenir 18/01/2017

“Habituellement, les gens ont tendance à dire que l'amitié garçon-fille est impossible, car souvent ambigüe. Pour moi, c'est l'amitié garçon-garçon qui m'a toujours paru délicate, beaucoup trop intéressée pour émettre des gestes désintéressés constituant, avec la confiance, une des bases de l'amitié.”



"La beauté de l'âme l'emporte sur la beauté physique."
[George Sand]



donné par la marquise de Grollier à M. le baron de Humbolt

Vous qui vivrez toujours, comment pourrez-vous croire
Qu'on vous offre des fleurs si promptes à mourir ?
« Présentez, direz-vous, ces filles du Zéphyr
A la beauté, mais non pas à la gloire. »
Des dons de l'amitié connaissez mieux le prix.
Dédaignez moins ces fleurs nouvelles :
En les peignant sur vos écrits,
J'ai trouvé le secret de les rendre immortelles

Paris, 1818.

Tags : François-René de Chateaubriand - Amitié - Beauté

"L'époux est toujours le mâle nécessaire." [Anne-Marie Carrière] 16/01/2017